Le grand cirque
Le Grand Cirque
Mais présentons tout d'abord le lire 'le grand Cirque', support de ce site.
Il a été écrit par Pierre Clostermann, un aviateur français qui avait rejoind le Gnéral De Gaulle en Angleterre pour combattre auprès de lui et des alliés dans la RAF (Royal Air Force).
Il écrivit les lignes du livre juste après les combat, après être rentré de mission, sur la table du mess. Sur des cahiers qu'il emenait partout avec lui, il notait ses impressions, et décrivait ses combats. Comme c'est inscrit dans son livre, il ne pensait pas publier un jour de livre. c'était une sorte de journal intime, destiné à sa mère s'il mourrait un jour, s'il était descendu comme un grand nombre de ses camarades pilotes.
Il y note ses reflexions, ses inquiétudes, ses espoirs et sa détresse au jour le jour, la mort l'attendant peu être le lendemain, lorsqu'il repartirait au combat.

Il fut publié peu après la guerre, en 1948. Il est divisé en trois parties qui séarent précisément les différentes phases de 'sa' guerre. la première racconte sa vie à Biggin Hill, près de londres. la deusième quant-à elle rapporte ses missions lorsqu'il était détaché dans les îles Scapa Flow, alors que la dernière racconte la fin de la guerre.
C'est un livre agréable à lire. Le vocabulaire est complexe : il utilise naturellement le champs lexical de l'aviation et il est presque nessessaire de lire les annotations en bas de page pour comprendre précisément l'histoire.
Certains passages sont violents, choquants, mais le but de ce livre est justement de dénoncer l'horreur de la guerre, ces passages sont donc essentiels.
Il fut vendu à plus de 3 millions d'exempliare dans le monde et fut adapté en Bande Déssiné.
AVANT-PROPOS
Continuons la présentation du livre. Comment mieux que Pierre Clostermann, l'auteur, pourait-il le faire ? Je vous propose donc de lire les avant-propos de l'aviateur :
Extrait du 'Grand Cirque', de Pierre Clostermann :
Enfant unique, 10 000 kilomètres m'ont séparé pendant 4 ans de mes parents, français libres comme moi.
de Londres à Brazzaville, la correspondance était difficile, les lettres sévèrement censurées sur tout ce qui touchait les actibités militaires.
L'espace restreint de la carte-lettre aérienne mensuelle autorisée ne se prêtait guère à la description de ma vie en Angleterre avec la RAF et les Forces Aériennes Françaises Libres.
Et pourtant je voulais évoquer pour mon père et ma mère cette vie nouvelle, si pleine d'émotions, d'imprevu -ingrate, mais très belle. Je voulais qu'ils puissent la revivre, minute par minute -même si je ne revenais pas pour la racconter...
C'est ainsi que, par le truchement d'un gros cahier d'ordonnance de l'Air Ministry, frappé du chiffre du roi d'Angleterre, G.R, tous les soirs je leur ai décrit ma journée.
Une vieille envellppe collée à la couverture contenait mon testament -une peu ridicule, car les 'mercenaires' du Général de Gaulle n'avaient à coucher sur le papier, en guise de biens temporels, que leur foi dans la France et leurs rêves précaires d'avenir.
Sur la page de grade, j'avais écrit :
Au cas ou je serais tué ou disparu, je désire que ce livre soit envoyé à mon père, le capitaine jacques Clostermann, quartier général, Brazzaville. 10/03/1942.
Avec l'espoir qu'au cas ou je serais tué ou porté disparu ce cahier leur parviendrait. Et je voulais que mes parents, en le recevant, en le lisant, retrouvent ma présence et ma voix, comme une consolation.
A toute heure de la journée ce cahier m'a accompagné -frossé par le poids de mon parachute dans mon casier de pilote, taché de thé sur le table du mess, ou couché à mes côtés sur l'herbe du dispersal (hutte où les pilotes s'habritent entre les vols) pendant les longues et monotones heures d'alerte.
Des îles orcades à la Cornouailles, du compté du Kent à l'Ecosse, de la Normandie au danemark et passant par la Belgique, L'Allemagne et la Hollande, ces cahiers -car à la fin il étaient trois- m'ont suivis partout.
le destin, qui a été si cruel pour tant de camarades, a voulu que je survive à 90 missions de guerre.
Un beau jour, la tragédie terminée, j'ai pu conter de vive voix à mon père l'histoire de ces 4 années.
Deux ans ont passés.
j'ai eu, avec les rares survivants des FAFL, l'ingrate mission de visiter les familles de nos amis qui n'étaient pas revenus -de chercher à leur donner l'amère consolation du récit de la vie de leurs enfants.
Mais nous n'avons pas pu les toucher tous.
Nous avons aussi rencontré beaucoup de français qui n'avaient pas la moindre notion de ce qui s'était passé de l'autre côté de la Manche -ou qui préféraient l'ignorer...
mais nous sentions également d'autres français cherchaient, eux, à le savoir, pour y trouver peut-être de quoi soutenir leurs éspérances et leur foi.
C'est pour eux tous que ces pages sont publiées.
Avec mélancolie, nous les avons relues, mon ami Jacques Remlinger et moi.
Changez les dates, quelques circonstances accessoires, et c'est l'existance quotidiennes de 500 jeunes aviateurs français que vous revivez. N'importe lequel de mes camarades des Forces Aérienne Françaises Libres retrouvera les mêmes épisodes en feuilletant son carnet de vol.
Je demande au lecteur de ne pas y chercher une oeuvre littéraire. j'ai simplement consigné au jour le jour des impressions, des instantanés photographiques, des images gravées au passage dans ma mémoire.
Il aurait fallu un bien grand talent pour faire revivre sous une forme à la fois littéraire et vraie la carrière d'un pilote de chasse de cette guerre ! Et c'est justement parce que c'était vrai, parce que c'était tout chaud de l'action, que je n'ai pas pas voulu retoucher ces cahiers.
J'ai tenu à conserver les expressions anglaises, certains mots qui frisent la barbarisme -je ne pouvais quand même pas les renier, puisque nous les avons eus dans la bouche 4 années durant !
L'anglais était de rigueur à la radio, avec toute sa floraison si pittoresques de mots de code et d'argot de la RAF. Cimment traduire, autrement qu'en notes en bas de page, ces conversations radiotéléphoniques, sans faire perdre leur vigueur et leur concision ?
De par leur origine et leur conception, ces pages sont une sorte de reportage.
Mais il y avait une autre difficulté.
Le vie d'un pilote de chasse est monotone dans l'action -les sweeps (longues opérations offensives en territoire ennemis), les longues heures d'alerte, les missions de bombardement en piqué, de chasse libre, d'escorte ou de mitraillage se succédèrent, toutes semblables. Rien ne ressemble plus à un combat aérien -à part quelques détails géographiques ou tactiques secondaires- qu'un autre combat aérien !
Aussi a-t-il été necessaire de faire un choix parmi les actions typiques de chaque époque de cette guerre. je me suis contenté simplement, pour les leir entre elles de façon itelligible, de résumer rapidement les faits et les périodes intermédiaires.
Certaines réflexions ou descriptions choqueront peu être par leur franchise ou leur cruauté. Mais il ne faut pas oublier que ces pages ont été écrites pour mon père et ma mère, qui étaient mes amis et mes confidents, auxquels je pouvais exposer à coeur ouvert mes faiblesses, mes amertumes, mes joies ou mes enfantillages. Evidemment, j'ai longuement hésité devant certaines pages, par une sorte de pudeur intime -mais la vérité eût soufert de ces suppressions.
Et puis, après tout, nous étions tous des gosses, avec les mêmes réactions devant le danger, les victoires et ls injustices... Ce que j'exprime, nous tous, les FAFL, nous l'avons vécu, senti, pensé.
Puissent ces pages aider celui qui entreprendra de conter en détail l'histoire atroce mais merveilleuse de cette longue guerre.
Puissent-elles aussi amener certains à plus de discrétion ou de pudeur dans leurs jugements, a se rappeler que, même si les aviateurs français libres n'ont pas de monuments, de places, de rues ou de stations de métro, ils n'en ont pas moins inscrit dasn le ciel beaucoup de gloire très pure et accru de beaucoup de prestigu de la France.
Puissent-elles enfin enlever à d'autre ce complexe d'infériorité qui les porte à honorer les victoires de nos alliés et à ignorer complètement les nôtres.
C'est mon seul désir, et ce sera ma fierté.
Pierre Clostermann
N° Mle 30973
des Forces Aériennes Françaises Libres.
